Blocus au Lycée Blanqui
Au mois de Janvier, un blocus a eu lieu au lycée Blanqui de Saint-Ouen. Ce blocus était organisé par les élèves de terminal « BAC Professionnel - comptabilité ». Ils n’avaient pas de professeur de comptabilité depuis 3 mois. A l’époque, nous avions interviewé une élève qui participait au blocus :
- Réda : Pourquoi bloquez-vous le lycée ? Quelles sont vos revendications ?
- Élève : Nous n’avons pas de professeur de comptabilité depuis 3 mois. De plus, les conditions de travail des généraux sont déplorables. Ils sont parfois plus de 30 élèves par classe. Nous
protestons aussi contre la suppression des postes de professeurs, surtout en ce qui concerne le non-remplacement des profs partant à la retraite... car beaucoup de profs ne sont pas remplacés tout de suite après leur départ.
- Réda : Pensez-vous que le blocus soit la meilleure solution ?
- Élève : Oui, car nous avons déjà envoyé plusieurs lettres au rectorat, à la FCPE… mais sans
réponses. Et comme par hasard, depuis qu’on a bloqué, le rectorat a appelé le proviseur par
rapport à un éventuel remplacement dans les prochaines heures.
- Réda : Avez-vous rencontré des problèmes avec l’administration du lycée suite à votre initiative ?
- Élève : Non. Nous les voyons deux à trois fois dans la journée mais ils ne nous font aucune remarque.
- Réda : Pensez-vous continuer ?
- Élève : On verra en fonction de la décision du rectorat. Normalement, on doit aller manifester devant le rectorat vendredi et nous irons avec les professeurs pour manifester jeudi prochain lors de la grève des fonctionnaires. Mais sinon nous pensons continuer jusqu’à ce que nous ayons notre professeur de comptabilité.
- Réda : Si un autre problème de ce genre arrivait, seriez-vous prêts à reconduire l’opération ?
- Élève : Autant de fois qu’il le faudra, car lorsque nous essayons d’entamer le dialogue, ça ne marche pas. Alors il faut agir.
- Réda :Avez-vous un autre message à faire passer ?
- Élève : Oui. Je voudrais demander à l’Éducation Nationale de faire plus attention à la jeunesse, car nous sommes les travailleurs de demain. Et que les hommes politiques arrêtent de venir nous voir que pendant les périodes électorales, pour « briller sous les projecteurs ». Et je voudrais aussi dire que les professionnels ont autant de capacités que les généraux. Il faut arrêter de stigmatiser les professionnels.
Finalement le blocus s’est terminé le lendemain, car les élèves ont obtenu leur nouveau professeur.
Par Reda M.